FIN

Ô MORT VIEUX CAPITAINE IL EST TEMPS LEVONS L'ANCRE

Me voilà donc vieux, puisque désormais je sais que je resterai jeune à jamais. La reddition de ces quelques pages à ton nom que cette détestable concierge —peut-être portuguaise, peut-être héroïne d'un énième roman, que la presse étiquettera inéluctablement de nouveau alors que justement il n'y aura que du terrible déjà•vu, un roman dans le roman, où il est question d'édition, de héros qui s'échappent des pages ou bien s'y enferment, tandis que d'autres crieront au génie comme on crie au voleur, d'autres encore qui n'ont pu ou n'ont su avoir les miettes de cette gloire qui sonne faux diront avec d'autres étiquettes mon dieu encore un roman nouveau nombriliste et germanopratin c'est insupportable— qui nous interpela obligeant mes yeux à quitter ce balai humide comme une fin de samedi matin, que je n'oublierai jamais, m'arracha des mains, laisse dans ma vie dans mon moi un immense vide, que peut-être quelques gloires éphémères combleront légèrement tout du moins je l'espère ; à ce terrible cap que ma gondole franchit, s'ajoute une sorte d'amnésie chronique de nuage de parfum qui toujours s'évapore sur lequel jamais jamais je ne me, reposerai. Je suis si près de mes très rares mais excellents amis, que peut-être je ne verrai plus, et je les aime tant que je m'en éloigne, et brise tout le charme de l'indicible et du sous entendu qu'eux savent pourtant si bien créer, eux qui, comme Ménard, ont cette terrible élégance d'être poétique sans jamais en avoir vraiment l'air, comme une machine extrêmement belle, qui doit être trop complexe pour paraître simplement aléatoire et simple, cette manière qu'il a de distiller en murmures ses souvenirs ; je me suis aperçu qu'ensemble nous étions d'une complémentarité étrange, que parce que je tuais le rêve lui me répondait le ressuscitait, je réponds et il répond à mes réponses ce qui ma foi forme un couple inétiquetable et mystérieux. Je voudrais tant parvenir à enfin désécrire comme Proust Cortazàr et Ménard, qui eux taisent tout et disent rien, en faisant aveuglément confiance à leur lecteur qu'ils savent beau, tandis que moi, je vous empiffre de mes madeleines insupportables, je parle poivrons en été sur les marchés de ma méditerranée, je vous parle mirabelles dans l'herbe à dix neuf heures, alors que je ferais mieux de lâcher un murmuré mais les arbres sans feuilles comme tout le monde le pense vraiment, je vois pourtant bien qu'il m'aime un peu, parce que j'ai eu le courage d'aller cueillir ces quelques tournesols rue Sébastien Bottin, lui aussi comprend que je comprends parfaitement ma souffrance, mais aussi ma fâcheuse tendance à détruire tout ce qui pourrait prendre une quelconque tournure poétique, tout en m'apercevoyant que je la détruis, que j'ai dans ma main cette ravissante clé qui pourrait tout fermer à double tour, abandonner cette langue que j'abhorre et que j'ai faite pourtant mienne, incapable de formuler de vraies phrases, j'aimerais fixer enfin l'immortel, terriblement aimerais, et laisser ces catalogues qui envahissent mon navire qui sombre ; sur ma page bleue se déversent ma mémoire, avec elle ma poésie, mon moi devient alors vide ; je ne sais pourtant que trop bien que le poète a dans — une salle d'attente de ses —, qu'il transforme en secrets puis en poésies, mais moi je vide en permanence cette salle d'attente, il ne tient qu'à moi d'en faire une chambre à moi rien qu'à moi. Ce balai qui tenait la porte, était mouillé, nous étions samedi matin, il était peut-être onze heures, et je ne puis que dresser un catalogue de — comme si j'ouvrais la vitrine de mon —, je ferais mieux de désécrire jusqu'à la fin, et dans mon naufrage j'embarque Ménard, je le tue en vous étalant ses mots ses phrases et pensées les plus aléatoires et poétiques, je ne vous en parlerai plus jamais, et les garderai égoïstement dans mon —. Je devrais arrêter de dire vous de dire tout le temps tout à tout le monde, je devrai vivre seul, Clé avait raison Ménard l'a deviné j'ai besoin des autres et c'est pour ça que j'adore la solitude ; mon bateau céruléen sombre, je selle mon cheval,
I'm feeling rough
I'm feeling raw
I'm in the prime of my life
Let's make some music
make some money
find some models for wives
I'll move to Paris
shoot some heroin
and fuck with the stars
You man the island and the cocaine and the elegant cars
This is our decision
to live fast and die young
We've got the vision now let's have some fun
Yeah, it's overwhelming but what else can we do
Get jobs in offices and wake up for the morning commute
Forget about our mothers and our friends
We're fated to pretend,
adieu.

TRISTESSE IMMENSE



Tout ici jusque là allait bien. Ménard me prêtera à jamais son rivage pollué en parquet flottant abrégé, très cher Herr prend de mes nouvelles, ma muse a aimé mes photos, et l'autre demoiselle à 64% m'embrasse vole mon chapeau prend de mes nouvelles danse danse dans les couloirs. fais un beau sourire Igor mais Jaël remonte à cheval embarquez donc sur sa nef carmine. Robert Franck photographie Leica sur la hanche au hasard, l'on va créer ciel une enième comédie musicale sur Saint•Laurent bientôt Baudelaire y passera. Una meraviglia meravigliosa. Et puis cette veste me va si bien et ma muse est définitivement provisoire et les 64% fondent fondent en été et c'est mieux ainsi il est toujours onze heure moins dix sept quelle tachycardie je change le réel je le forme le déforme le transforme mais je m'en hyperarchicontrefiche. Un zest de citron etc. Avec deux millions on s'achèterait plein de sucettes. Dorer au soleil. Le cancer c'est pour les ploucs / monter à cheval (à quatre pattes à quatre pattes Onirocritique G.A., Callig).

LUNDI

j'ai remis
mes zizis
mais ma muse
n'était là
ni Jaël
hélas
je rêvais
mais tu devenais immortelle
et t'allongea face au ciel
tes paupières grandes fermées
l'homme aime dormir
mais le poète n'a qu'un oreiller
nous revîmes mademoiselle soixante quatre pour cent de cacao
qui me tait son nom
mais elle est hollandaise par sa mère
une jolie blonde nous regardait
elle sont jolies tes chaussures
sont•ce des — ?
c'en sont
et Ménard m'invoqua
fais moi un poème frustré
c'est une invention
dont je suis fier
à tes souhaits
picasso

AGENDÆ

Attendre que la concierge fasse son devoir
Voler
Le clergé ambigu
Des chaussures vertes
Un pantalon jaune
Retrouver Mlle 64%
Et
Mme CBS

EST•CE KAPPA DE ?

Après la moustiquaire, je pris un very empty bu, et arriva à Rive Gauche. Je n'ai pas de ticket, et un billet. Les guichets me sont donc inutiles. Les bornes aussi. Allons au kiosque demander de la monnaie. Pardon madame, pourriez vous me faire de la monnaie sur — ? Désolé Monsieur je dois rester calme. Ah. Après moult batailles contre des italiennes en fendi etc. je montais enfin dans le rer © qu'on ne présente plus. Je parlai anglais une bonne demi•heure en anglais avec un singapourien (•rais ?). Je sors, devant le café de Flore une fille minaude Tu as vu papa il a des jolis gants le monsieur ? Mais oui, très beaux ! C'était le petit neveu de Minuit et je lui souris. Je retrouvai enfin Ménard et nous errames chez nos chéris, un chapelier transalpin, des chaussures vert pomme, des foulards, des déodorants bon marché, des vestes, des maillots multifonctions. Enfin, nous allâmes chez André J. pour faire quelque chose. Je sonne, tremblant. Personne. S'adresser au n°17. Allons y. Entrons. Pardon Messieurs que cherchez vous ? Les saint•pierre mythologiques. Donnez moi ça. Il y a le nom ? Il y a surtout deux tournesols dans une Fiat 500. Après je pris la poudre d'escampette, et Ménard la sienne. Thank you Lady C

HARENGS

À l'intention de ma Langue de pute préférée, il y a ce pas si vieux que ça article sur l'homophobie et l'homophilie. Sinon, ma ville est une sorte de une espèce de village corse où les gens n'ont même plus besoin de se pencher aux fenêtres pour épier. Le Guépéou vous écoute. Sortez de votre ville facile à faire, facile à dire, et surtout, hypocrites qui en fait êtes ravis d'y croupir. Elle avait un bandeau couleur café oh Élisa mais j'ai la main de Vassily et les pieds de Ménard d'Orient mais non pardon Dorian comme le portrait bien sûr et va•t•il périr je demande à ce que l'on m'enterre avec mon téléphone portable au cas où on ne sait jamais.

HA¿

je
pense
à
toi
petite demoiselle à soixante quatre pour cent de cacao
perchée sur tes talons très hauts
et tu
tiens dans ta main élégante une sucette au citron peut-être ou à la vanille je ne sais pas
mais ton sourire
m'aime je crois
tes cils un peu
je ne te connais toujours pas
ha ha ha

VENDREDI

Je découvris un beau film allemand muet. Si si. Je découvris oh que le monde est petit. Je découvris que les cerveaux droits pouvaient être germanistes. Je découvris Kliun. Je découvris.

JEUDI — C'EST PAR LÀ QUE ÇA SE PASSE

Deux heures de philosophies, sur la science. La science entraîne le nazizme et le fajizme ciel la dame qui n'a pas d'ourlet est atteinte elle aussi de zmézméyement, et une fois de plus, j'ai descendu Platon en une phrase.


Elle Selon Platon, la science domine l'Homme
Le poète maudit Oui mais la science est une invention de l'Homme, donc l'Homme ne fait que se soumettre à lui•même, pour oublier ses responsabilités et sa condition d'homme !!
Elle Oui…Vous avez raison.


Cette discipline est ridicule.
Après Ménard et moi cherchâmes la phrase du jour, ce pouvait être J'ai hâte de retrouver mon pot de Nutella® ou encore Dans chaque groupe de rock versaillais, il y a un membre qui s'appelle Alex et un autre qui s'appelle Bastien. C'est terrible. Puis, une jeune rousse aux yeux verts vint être ravie d'avoir parlé avec moi, puis Jane Birkin 64% de cacao en trench noir vint ronronner et nous jouâmes à trois à Pac•Man. Puis, puis, puis, puis, un bâillon me tut. Et je me muai en youpichiwidibidi. Une bonne fois pour toutes. Mon autre muse m'informa que demain, ma torture photographique prendrait fin. Peut•être.

OULIPO OR NOT OULIPO ?¿

c'était hier aux veillées
que tu —
seule dans le gazon infini

ESSAI VAIN ET SES VINS

un homme attend
dans la grotte lumineuse du réverbère pluvieux
il fume une pipe
son clac brille dans la nuit
sa canne danse
et
les pavés défilent lentement un à un
sous ses talons brisés
par le flegme et l'élégance
il rentre chez lui
après du champagne des fleurs des lustres en hiver
et demain que peut-être
il reverra celle qui l'émut
dans un parc
ou chez le chapelier
qui sait




je connais
une poupée en chocolat noir
qui ne fond jamais même en été
au contraire
le soleil la caresse
au réveil elle paresse
elle devient délicieuse d'amertume
et dans le sable un ange mange une tartine de chocolat
tout devant eux est vide car le ressac remplit tout
il n'y a plus rien
alors
le vent s'arrête
le soleil grille nos cils qui se parfument inéluctablement
et enfin nos paupières s'évaporent

JEUDI

Je vais sans doute spend my lifetime à l'étude des moitiés d'instruments à cordes dans le cubisme synthétique. Debussy avait•il trois mains ?

TOUS CES GENS LÀ SE SONT CONNUS OU AIMÉS

MERCREDI

Tu n'es pas parnassien pour un sou et la torture se précise ce sera demain ou après demain. Hier les gants jaunes, le Rolleiflex, Ménard en grande forme, Avant les hommes s'allongeaient dans des fauteuils, un buisson artistique.

LUNDI

La phrase de Vendredi était d'Irène Si j'avais vécu au temps de Louis XIV, j'aurais pu être blanche et grosse. Que s'est il passé d'autre ? Rien. Absolument rien. J'ai reçu une réponse du très cher Professeur, téléphoné à Madame de — et c'est tout.

CECI EXPLIQUE CELA

Ma chambre

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Mon école

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Le presbytère

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L'église

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ET…the very very best of.

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Vous comprenez maintenant ?

JE DEVRAIS RANGER MON BUREAU PLUS SOUVENT


tout au bout de mes doigts
m'enveloppent mes idées ô toi tes ailes
autour de ma nuque
est Paris ses ruelles d'été
ses faïences souterraines aériennes
ses escaliers artistiques mécaniques
dans mon cœur
il y a la clé
la clé d'un appartement silencieux
rue —
avec un salon désert que chaque soir le soleil visiterait




j'aérais le lieu de plumes d'oreiller de plumes
sur la plage assourdis nous étions séparés
mais soudain elle apparut —Qui est•elle ?
—C'est la sœur et l'amante du czar
—L'androgyne et poète ? — Mais oui lui•même
cependant regardez la neige fondre sous l'Azur libre
or le soleil aussi avait froid
ne la regardez pas vous périrez fuyez son sillage noir, fin, et superbe
seul celui qui sait ce silence
pourra se taire à son passage flagrant
dans le sable froid et humide je choyais sciemment





WEEK END

C'est la sainte Clé et je suis grand et fou c'est l'un des plus beau compliment que l'on puisse me faire. Gisèle est partout chez Dior chez Versace deux enseignes que j'abhorre. Que s'est il donc passé ? Rien. J'irai chez Lady C., Ménard a aimé Ettore, j'ai aimé mes chaussures, ai fait quelques photos jetables à ne jamais jeter et puis j'ai pris mon envol pour un kibboutz avec Célestine.

ÉCRIRE

Ce verre bée tel les gants d'un transi. T'y vit thé ?
Car déjà le Printemps est un peu en retard
Il se fait belle pour nous
Qui sommes pressés
D'entendre le piano impérial fondre dans le gazon du paradis
Et déjà
Monsieur de Castelbajac a sorti son fringant destrier
Monsieur d'Aspermont ses petites fusées
Et Paris avait déjà tout préparé
Nous sommes libres
Et choyons lentement vers les nuages
Où donc ont•ils disparus ?
Les avions sont là
Ma muse non
Mais moi
Moi j'erre à Ææa avec des paons des chevreuils et Ménard
Ménard danse vole s'évapore de joie secrète
Personne ne le voit
Pour ce faire il faut des lunettes spéciales
Que seul d'Aspermont possède
Et horreur
Ils sont morts
Que pensera•t•on de nous de notre temps
Les années deux mille étaient les dernières
un tant soit peu empreintes d'une once d'authenticité
2008 (sept) d'Aspermont retrouve Ménard. Intense production artistique. Rencontre de Jaël
Premiers succès
Premiers battements d'ailes
Hiver
Je te tue t'étrangle et te dit Adieu
Je ne te verrai plus jamais
Never ? Never never ?
Non capisco, scusi
Han han…
Talilam, talidi talidalililililalalalaililililililii
Merci Ludwig toi l'âne boche ferré en louboutin — si gui me lisait il m'empalerait selon un rite ancestral barbare
nous
sommes
libres